Présentation du Plan pauvreté à Sciences Po Grenoble

Économie, education, santé, société, travail, affaires sociales, mobilité, prévention, prestations familiales, accés aux soins, emploiLe lundi 10 décembre 2018

Ce 10 décembre, Olivier Noblecourt, délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, a répondu présent à l’invitation de l’association « Un toît pour tous » à la rencontre organisée à Sciences Po Grenoble sur le « Plan pauvreté ».

Après une brève présentation de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté annoncée le 13 septembre dernier, Monsieur Noblecourt a échangé avec l’auditoire, composé des nombreux acteurs locaux de la lutte contre la pauvreté.

8,5 milliards d’euros sur 4 ans seront dédiés aux mesures adoptées en faveur des personnes vulnérables et fragiles socialement, lesquelles portent notamment sur la prévention, le réinvestissement de la politique d’insertion et la restauration des garanties collectives. En voici quelques exemples :

  • Rendre le marché du travail plus inclusif notamment en travaillant sur la mobilité sociale ;
  • Investissement massif dans la politique d’insertion sociale dès le plus jeune âge : 1,2 milliard d’euros sur 2 ans pour le financement des crèches et la création d’un bonus mixité sociale ;
  • Création de l’obligation d’instruction dès l’âge de 3 ans ;
  • Adaptation de l’offre d’hébergement aux familles avec enfants ;
  • Instauration de l’obligation de formation jusqu’à 18 ans : 450 millions d’euros prévus à destination des Missions locales et des organismes associatifs ;
  • Contractualisation avec les départements sur l’accompagnement des jeunes majeurs — engagement « 0 sorties sèches » de l’aide sociale à l’enfance ;
  • 100 d’euros d’investissement dans le parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (PACEA) ;
  • Accompagnement des travailleurs sociaux : 60 millions d’euros.
  • Par ailleurs, des réflexions sont engagées au sujet du revenu universel d’activité, l’idée étant de fusionner certains minimas sociaux (RSA, prime d’activité et aides au logement, voire minimum vieillesse et AAH).

L’idée est de préserver ce qui a été impulsé de positif ces dernières années (extension de la Garantie jeunes à 100 000 jeunes par exemple), tout en développant massivement les garanties collectives et en mettant l’accent sur l’enfance et la jeunesse.

L’un des facteurs les plus importants dans la lutte contre la pauvreté étant le logement, le « Plan pauvreté » est intimement lié au « Plan logement ».

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