Quels aménagements pédagogiques au sein des lycées pour tenir compte des difficultés des élèves et de leurs enseignants ?

ecoleLe mercredi 25 novembre 2020

Ayant été alertée sur la mise en difficulté des élèves par cette année marquée par la Covid-19 et les réformes du lycée et du baccalauréat, j’ai saisi le ministre de l’Éducation nationale pour porter à sa connaissance les inquiétudes des enseignants et des familles.


Le caractère exceptionnel de cette année scolaire, qui est venu s’ajouter à la mise en œuvre de la réforme du lycée, a rendu les conditions d’enseignement et d’apprentissage difficiles. En effet, depuis la mi-mars, les lycéens ont dû faire face à des conditions d’apprentissage inhabituelles. Les enseignants de sciences économiques et sociales n’ont pas pu achever les programmes de l’année dernière durant la période d’enseignement à distance, conformément aux consignes du ministère de mettre l’accent sur la consolidation des acquis, plutôt que sur la découverte de nouvelles connaissances. Désormais, les consignes visent à rattraper ce retard, en introduisant les notions qui n’ont pas pu être abordées, tout en avançant dans les contenus de l’année en cours, pour lesquels aucun allègement n’aurait été apporté.


Par ailleurs, les lycéens doivent en même temps élaborer leur projet d’orientation, après une année tronquée, et faire face au stress de la sélection par ParcourSup, qui démarrera dès mars prochain.


Aussi, pour compléter les aménagements annoncés le 5 novembre dernier, un certain nombre d’enseignants estiment qu’il est nécessaire d’agir au plus vite afin :

 

  • d’aménager les programmes scolaires pour les adapter aux conditions d’apprentissage et d’enseignement,
  • de déplacer les épreuves de spécialité du baccalauréat en fin d’année scolaire,
  • de suspendre l’épreuve du Grand oral pour cette année.

Dès lors, compte-tenu de la nécessité d’accompagner au mieux à la fois les élèves et leurs enseignants ainsi que de limiter autant que possible l’aggravation des inégalités de réussite scolaire, j’ai alerté le ministre de l’Éducation nationale sur ces sujets et lui ai fait part des préconisations des professeurs. L’école est plus que jamais la colonne vertébrale de notre démocratie.