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asile, immigrationLe lundi 28 septembre 2020

Il y a quelques jours Ursula von der Leyen (présidente de la Commission européenne), annonçait qu’elle souhaitait supprimer le règlement de Dublin (dit « Dublin III) » et je me félicite de cette prise de position.

Ce règlement délègue actuellement la responsabilité de l’examen de la demande d’asile au 1er pays d’arrivée d’un migrant en Europe ; dans les faits, la Grèce, l’Italie et l’Espagne.

L’objectif initial de ce principe était de permettre un accès rapide à une procédure d’asile et d’éviter les demandes d’asile multiples.

Or, ce règlement est inefficace et ne permet pas la gestion solidaire et humaine du flux migratoire en Europe et les pays d’entrée, déjà en charge du contrôle des frontières extérieures, se retrouvent seuls.

De plus, on constate en France des demandes d’asile dites rebond, après le refus d’un premier pays, et qui ont donné lieu à un nombre toujours croissant de « Dublinés ».

De nombreux drames faisant la Une de nos journaux nous montrent l’urgence à agir, comme les incendies du camp de migrants de Moria, en Grèce, le 9 septembre dernier. La solidarité européenne doit se mette en place.

Avec mes collègues MoDem nous défendons une approche plus humaine, plus solidaire, plus responsable du flux migratoire en Europe, depuis le début de notre mandat.

La Commission européenne a présenté le « Pacte pour la migration » annoncé il y a maintenant un an. Le débat doit maintenant avoir lieu pour aboutir à une sortie du statut quo.

La solidarité européenne doit enfin se mette en place, chaque pays prenant sa part.