Danger du fongicide SDHI

agriculture, environnement, santé, alimentation, consommateursLe jeudi 30 janvier 2020

Dans une nouvelle tribune au journal « Le Monde », 450 scientifiques appellent de nouveau à l’arrêt de l’utilisation du fongicide SDHI en milieu ouvert.

J’avais déjà interrogé la Ministre de la santé en décembre dernier sur ce dossier majeur de santé publique.

Les fongicides SDHI sont épandus sur près de 80 % des surfaces de blé, presque autant d’orge, sur les arbres fruitiers, les tomates, les pommes de terre. Ils sont également utilisés dans les terrains de golf et de sport.

Or, ils ciblent la SDH, une molécule essentielle pour la respiration des cellules. Et la diminution de la fonction de la SDH est responsable de graves maladies neurologiques et de cancers chez l’homme.

En 2018 déjà, plusieurs chercheurs de différents organismes de recherche publics (INRA, Inserm, CNRS, etc.) alertaient les autorités sanitaires françaises sur ces risques

Après presque 30 années de recherches sur le sujet, de nouvelles données scientifiques viennent renforcer aujourd’hui l’inquiétude sur l’usage de ces pesticides.

« Outre les dégâts considérables des pesticides sur la biodiversité, ces données laissent prévoir le risque additionnel chez l’homme d’une catastrophe sanitaire liée à leur usage. ».

 Il est urgent de trouver des solutions pour mettre fin à ses risques.