Hausse des infections sexuellement transmissibles

santé, santé publique, préventionLe vendredi 02 novembre 2018

J’avais saisi la ministre de la santé sur l’augmentations des cas d’infections sexuellement transmissibles (IST).

En effet, le 18 juillet dernier, Santé publique France a publié les résultats de l’enquête effectuée par LaboIST.

Ce sont les jeunes entre 15 et 24 ans qui sont le plus concernés. Ils en en sont les principales victimes et particulièrement touchés par les infections à chlamydia et à gonocoque ; alors que ces maladies, le plus souvent asymptomatiques, peuvent avoir de graves conséquences.

Face aux dangers que représente cette recrudescence des IST, je lui ai demandé ce qui serait concrètement mis en œuvre.

Dans sa réponse, elle précise que ces résultats sont les conséquences d’une utilisation insuffisante du préservatif.

Il est devenu indispensable de mobiliser l'ensemble des outils de prévention, dans une logique de prévention combinée, tout en continuant à promouvoir l'utilisation du préservatif, dont le préservatif féminin.

La Stratégie nationale de santé sexuelle 2017-2030 (SNSS) préconise en ce sens plusieurs axes de prévention et de dépistage de ces autres IST :

  • Continuer à promouvoir comme outil de base les préservatifs et leurs usages ;
  • Évaluer et rendre disponibles les nouveaux outils de dépistage ;
  • Mettre en place le dépistage communautaire des autres IST par des non professionnels de santé, après le VIH et l'hépatite C ;
  • Améliorer l'impact des informations en santé sexuelle.

Pour les jeunes en particulier, la SNSS prévoit notamment de :

  • Expérimenter le « PASS préservatif » pour les moins de 25 ans permettant d'obtenir des préservatifs à titre gratuit autour d'un programme d'information et de prévention ;
  • Transformer la consultation longue IST/contraception actuellement limitée aux jeunes filles de 15 à 18 ans, en une consultation longue « santé sexuelle » au bénéfice de tous les jeunes ;
  • Éduquer dès le plus jeune âge à la vie relationnelle et sexuelle dans le respect des droits humains ;
  • Renforcer la formation en santé sexuelle des professionnels de santé et médico-sociaux et du secteur éducatif et judiciaire.

De nouvelles recommandations sur les stratégies de dépistage des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes et les plus à risque de complications (l'infection à chlamydia, la syphilis) sont également attendues de la Haute autorité de santé en 2019.