Interdiction des nanoparticules dans l’alimentation

santé, alimentation, consommateurs, santé publiqueLe mercredi 17 avril 2019

En mai dernier, j’avais interpellé le Gouvernement sur la présence de nanoparticules dans les produits alimentaires.

A chaque enquête du magasine 60 millions de consommateurs sur le sujet, les résultats sont inquiétants.

Il s’agit de substances (oxyde de fer, silicium, dioxyde de titane, additifs, nanotextures, ingrédients nanoencapsulés, etc.) dont les plus petites particules ont un diamètre inférieur à 100 nanomètres (nm), soit un dix-millionième de mètre.

Lors d’une dernière recherche, des analyses sur dix-huit produits sucrés ont été faites (bonbons, gâteaux, desserts glacés) sur la présence de dioxyde de titane (le colorant E171) sous forme nanoparticulaire. 100 % des produits se sont révélés positifs, alors qu’il s’agit de produits destinés aux enfants.

Sur la quinzaine d’entreprises agroalimentaires contactées sur leur usage en la matière, près de la moitié ont répondu et toutes affirment ne pas utiliser de nanomatériaux. Y compris les entreprises dont les produits ont été testés.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) a déjà rendu un avis inquiétant sur le dioxyde de titane, suite à une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) publiée en janvier 2017.

C’est pourquoi je lui demandais ce que le Gouvernement comptait mettre en œuvre pour assurer la sécurité des consommateurs.

Je me réjouis que François de Rugy ai signé, le 17 avril dernier, l’arrêté interdisant la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant l’additif E171 à partir du 1er janvier 2020, c’est une avancée importante pour les consommateurs.

Je resterais mobilisé sur ce sujet de santé publique important, en effet, des avancées sont encore nécessaires, notamment pour ce qui concerne les produits cosmétiques.