Lutte contre les substances toxiques dans les protections intimes féminines

santé, consommateurs, santé publique, santé des femmesLe mardi 06 novembre 2018

J’avais interrogé Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, sur la présence de produits toxiques dans les tampons et serviettes hygiéniques.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), avait, en effet, publié, le 19 juillet dernier, son évaluation quant aux risques sanitaires que cela représente.

« L’Anses recommande aux fabricants d’améliorer la qualité des matières premières et de réviser certains procédés de fabrication afin d’éliminer ou, à défaut, de réduire autant que possible, la présence de ces substances, en particulier celles présentant des effets « cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques » (CMR), perturbateurs endocriniens ou sensibilisants cutanés. ».

Sont notamment présents : des pesticides, des hydrocarbures aromatiques plycycliques (HAP), des phtalates, des dioxines et furanes.

Ces risques concernent des millions de femmes qui chaque mois utilisent ces produits pendant plusieurs dizaines d’années.

Face à l’absence de mesures contraignantes pour que les fabricants cessent de vendre des produits dangereux, elles continueront à être exposées.

C’est pourquoi je lui avais demandé ce qui serait concrètement mis en œuvre afin de protéger la santé des femmes.

Dans sa réponse, elle précise que la DGCCRF se rapprochera des fabricants, dont certains ont déjà pris des engagements de transparence sur la composition de leurs produits, pour identifier les voies d'amélioration possibles concernant les trois sources de contaminations identifiées lors d'investigations menées en 2017 : matières premières, procédés de fabrication, blanchiment.

Pour ce qui est des risques de syndrome de choc toxique (SCT) menstruel –  liés à une insuffisance de mesures de précaution lors de l'utilisation de protections intimes – l'information des femmes sera renforcée via le site internet « OnSexprime » de Santé Publique France, ainsi que l'information des professionnels de santé.