Replacer la santé mentale au cœur de la politique de santé publique

santé mentaleLe jeudi 30 septembre 2021

Ces derniers mois, avec l’isolement dû à l’épidémie de Covid-19, les angoisses et les violences intrafamiliales ont été exacerbées. Aujourd’hui, c’est 1 Français sur 5 qui est sujet à un trouble psychique, soit 13 millions de personnes. Particulièrement touchés par les effets de la crise sanitaire, 15% des jeunes en France connaissent un épisode dépressif caractérisé entre 16 et 25 ans.

Au total, avec plus de 23 Mds€ par an, les dépenses remboursées au titre de la souffrance psychique et des maladies psychiatriques sont le premier poste de dépenses de l’Assurance maladie. Il était urgent d’agir.

Le 14 janvier dernier, la préparation des Assises de la santé mentale et de la psychiatrie s’est appuyée sur un comité d’orientation rassemblant 16 personnalités qualifiées et reconnues. 

Deux annonces majeures ont été faites : 

  • le remboursement par l’Assurance maladie, dès 2022, des consultations de psychologues libéraux à hauteur de 40 euros pour la première séance et de 30 euros pour les séances suivantes, à partir de l’âge de 3 ans ; 
  • la création de 800 postes et l’allocation d’une enveloppe de 80 millions d’euros dédiés aux centres médico-psychologiques (CMP), à partir de 2022, afin de réduire au maximum les délais d’attente. 

Plus largement, nous allons concentrer l’action sur la prévention des troubles psychiques, l’organisation de l’offre de soin et l’investissement dans la recherche. 

6 mesures clés vont ainsi être mises en œuvre prochainement : 

  • Prévention : développer les premiers secours en santé mentale dans tous les secteurs de la société ; 
  • Enfants/ados : créer une maison des adolescents dans chaque département ; créer 100 places en accueil familial thérapeutique sur 2 ans ; augmenter sur 3 ans de 400 ETP les effectifs des centres médico-psychologiques infanto-juvéniles. 
  • Psychiatrie adulte : augmenter sur 3 ans de 400 ETP les effectifs des centres médico-psychologiques en 2022-2024 ; 
  • Personnes âgées : créer 20 équipes mobiles pour la prise en charge des personnes âgées en EHPAD et dans les structures médico-sociales ; 
  • Formation : créer 12 postes d’enseignants chercheurs en psychiatrie supplémentaires entre 2022 et 2025 ; 
  • Recherche : créer l’institut de stimulation cérébrale et le centre e-CARE de prise en charge et de recherche sur l’enfant.

Depuis le début de la mandature je suis particulièrement vigilante et impliquée dans le domaine de la santé mentale. Je salue ces nouvelles annonces qui vont dans le bon sens. Beaucoup reste à faire, je demeurerai mobilisée.